Carnet olympique

Quand j’ai été admis en STAPS à Bordeaux, en 2008, j’ai remarqué l’étonnement des étudiants et des enseignants :  un type en fauteuil roulant qui débarquait dans une filière de sport, c’était pas commun. Comment j’allais faire pour m’intégrer dans le cursus ? En première année, il fallait valider la pratique de nombreux sports mais  je neLire la suite « Carnet olympique »

Carnet paralympique

27 août 2024 Le coup d’envoi de cette « deuxième mi-temps » c’est demain ! Tout à l’heure, j’ai arrêté mon fauteuil au parc Montsouris. Je revenais de l’hôpital Saint Joseph où je devais déposer des analyses médicales. Je suis suivi là-bas. Il fait beau, c’est l’été et je peux encore sortir de chez moi, ne pas resterLire la suite « Carnet paralympique »

Une absurdité d’accessibilité à la station Maison Blanche de la ligne 14

La ligne 14 du métro parisien est souvent présentée comme un modèle d’accessibilité, notamment en comparaison avec les autres lignes historiques du réseau. Pourtant, une aberration architecturale y persiste : après les ascenseurs censés faciliter la circulation des personnes à mobilité réduite, elles se retrouvent confrontées à deux grosses portes impossibles à ouvrir en fauteuilLire la suite « Une absurdité d’accessibilité à la station Maison Blanche de la ligne 14 »

Les aveux à Luna

          Je me souviens, c’était un soir brumeux de février. Dehors, les formes se diluaient et se chevauchaient. Je ne distinguais plus la route mais j’entendais le moteur des voitures qui passaient, assourdi par le froid. Ma chambre était minuscule. Mon fauteuil y entrait avec difficulté. La lumière blanche des néons durcissait l’arête des objetsLire la suite « Les aveux à Luna »

On fait « semblant de rien »

          Sa main était posée sur la table, non pas posée à plat, mais plutôt en équilibre instable sur la base du pouce, et légèrement incurvée comme la serre d’un oiseau. Cette position singulière de sa main, je l’avais déjà observée, lors de mes séances de kiné, chez des enfants qui présentaient les effets deLire la suite « On fait « semblant de rien » »

Place d’It’ décocafinée

Le gouvernement a enfin autorisé la réouverture des restaurants et des cafés. Je suis sorti le 2 juin pour fêter ça ! Sur l’avenue d’Italie, quelque chose avait changé. En tendant l’oreille, j’ai compris que la ville s’était réveillée. Je percevais le bruit lointain des conversations sur les terrasses, les retrouvailles d’amis qui se revoyaientLire la suite « Place d’It’ décocafinée »

Tristesse idolâtre

            Le 15 Nissan, l’expérience du Séder en solitaire m’a beaucoup enrichi. La veille, j’ai effectué mes préparatifs avec soin, j’ai préparé ma maison comme s’il s’agissait de recevoir des convives. J’allais vivre cette fête dans l’isolement du confinement et cela lui donnait une tonalité particulière. J’étais partagé entre la joie et la mélancolie :Lire la suite « Tristesse idolâtre »

En hommage à Victor

          A Tibériade, nous avons pris la route vers le nord, en direction de la frontière libanaise. L’air était humide et étouffant. C’était une première escapade, sans mes parents, j’avais dix-sept ans. Je revois Victor de profil, au volant de sa Peugeot 206 grise, essoufflée à force d’aller-retour de Mérone à Ashood. Son bras gaucheLire la suite « En hommage à Victor »