Le gouvernement a enfin autorisé la réouverture des restaurants et des cafés. Je suis sorti le 2 juin pour fêter ça ! Sur l’avenue d’Italie, quelque chose avait changé. En tendant l’oreille, j’ai compris que la ville s’était réveillée. Je percevais le bruit lointain des conversations sur les terrasses, les retrouvailles d’amis qui se revoyaient pour la première fois depuis le début du confinement. En m’approchant, j’entendais partout les mêmes phrases sur la dureté de la période d’isolement. Ce sujet était omniprésent et il concernait toutes les catégories d’âge, des adolescents, des adultes, des anciens, tous avaient le même sujet en tête. Ils étaient tous liés par une histoire commune. Ils avaient tous convergé vers un café ou un restaurant pour partager le même récit. Je me suis assis à une terrasse ensoleillée, Place d’Italie car je voulais moi aussi faire partie de l’histoire. J’ai commandé un Coca cola bien frais, avec du citron et de la glace. Il faisait 28°. Pendant que je sirotais, j’ai senti l’importance de ces lieux de rassemblement et de vie. Sans eux, il n’existait pas beaucoup d’endroits pour se retrouver, les fermer c’était en quelque sorte tuer la ville et la priver de lieux de socialisation. C’est seulement quand ils ont réouvert que j’ai perçu que les cafés et restaurants faisaient partie intégrante de nos vies. Ils sont une partie de nous.
Ecrit le 8 juin 2020
moi aussi j’ai siroté mon déconfinement !
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